The following article was published in the January 2026 issue of the International Review of Contemporary Law, the journal of the IADL, focusing on the 80th anniversary of the UN Charter.
Sans la mémoire, il n’y a ni vérité, ni justice, ni réparation
Interview with Bernard Anoumou Dodji Bokodjin
Introduction FR :
Militant des droits humains, expert en justice transitionnelle et membre du bureau de l’IADL, Bernard Anoumou Dodji Bokodjin, auteur de l’ouvrage « Togo : comment faire face au passé pour une réconciliation durable », revient sur son travail relatif aux processus de justice transitionnelle au Togo.
Introduction/summary EN:
How does a nation move on from a massacre? This was the question Togo faced following a 2005 coup d’etat and civil war which left thousands dead. The task of Togo’s Commission Vérité, Justice et Réconciliation (Truth, Justice, and Reconciliation (CVJR) was to produce an official record of events, but to date it only released the first of the four volumes of its report, citing the sensitivity of the contents. Human rights activist, transitional justice expert and member of the IADL bureau Bernard Anoumou Dodji Bokodjin, knows this sensitivity to his cost. His book summarising the findings of the CVJR has yet to see the light of day after he was advised that publication would risk threats from those named.
In his book ‘Togo: how to deal with the past for lasting reconciliation’, Mr Bokodjin explains the importance of memory to the transitional justice procedure. Unlike in a ‘traditional’ justice process, transitional justice seeks repair of the community as a whole and requires the guilty must admit their wrongs and ask pardon of the victims. To simply offer compensation without an official recognition of what happened, he explains, looks like buying silence. Transitional justice must be responsive to the political and cultural context of a situation and requires consultation with the victims to determine their priorities and needs. This may involve the community seeking practical reparations, such as requests for a health centre or a source of drinking water.
Pourquoi as-tu décidé de commencer ce projet ?
En fait, j’avais un projet de livre depuis un bon moment, puisque depuis 2010 je travaille sur le sujet de la justice traditionnelle dans mon pays, quand le Togo s’est engagé dans ce processus.
Mais beaucoup ne comprennent pas ce qu’est la justice traditionnelle exactement. Quelle différence avec la justice classique ? Quel est son avantage pour les victimes ? Pourquoi devrait-on suivre ce chemin ? Dans quel contexte un pays s’engage dans ce processus ? Est-ce technique ou politique ?
Donc il y a beaucoup de questionnements. Et après, j’ai eu l’opportunité d’aller au Burkina et d’appuyer le Haut-Commissariat à la Réconciliation pour l’Unité Nationale (HCRUN), la commission du Burkina Faso sur ce processus. Après le Burkina, j’ai ensuite apporté mon appui à la Commission de Vérité du Mali, au lendemain de la signature de l’Accord d’Alger qui devait ramener la paix, à la suite de la crise de 2012.
Donc, après avoir fait ces expériences-là, je me suis dit qu’il faut écrire sur ce que nous vivons dans nos pays. Parce que, d’habitude, les livres que nous avons dans nos universités, la majorité sont écrits par, excusez-moi le terme, des personnes qui ne connaissent pas bien la réalité, qui viennent, qui passent un mois, deux mois, et qui partent et qui écrivent, et ils orientent nos manières de penser sans réellement connaître nos réalités au fond.
Donc je me suis dit que, pour nous, il faut qu’on laisse quand même des traces, et qu’on sensibilise et qu’on éduque aussi, nos jeunes frères de la prochaine génération. C’est pour ça que j’ai décidé d’écrire.
En 2005, le président Eyadéma Gnassingbé décède, après avoir fait 38 ans au pouvoir, et son fils le remplace. Bon, en fait, l’armée impose son fils par la force en violation de la Constitution qui prévoyait que le président de l’Assemblée Nationale succède au président. La population s’est soulevée, et il y a eu des massacres. Les Nations Unies ont envoyé une commission d’enquête, et ils ont dénombré entre 400 et 500 morts officiellement, mais des organisations de la société civile locales avaient dénombré plus de mille morts.
Le nouveau président sait qu’il ne peut pas gouverner dans ces conditions, parce que personne ne lui fait confiance. Alors qu’est-ce qu’il a fait ? Il a lancé une certaine ouverture en disant « j’appelle tous les acteurs, venez, on va gouverner ensemble, on va se parler et régler nos problèmes en famille ». Il y a eu donc le dialogue inter togolais, qui a ensuite connu la présence d’un facilitateur étranger.
Le dialogue a abouti à la signature d’un accord politique global (APG) en 2006, et c’est dans cet accord qu’ils ont prévu travailler sur les causes des conflits au Togo et aller à la réconciliation nationale, identifier les victimes et leur accorder les réparations.
Donc ils ont voulu lancer ce processus. Sauf que pour un processus de réconciliation, demander aux victimes de s’identifier… c’est un peu difficile. Si vous êtes le bourreau et que vous demandez aux victimes : « on va se réconcilier ». C’est un peu difficile. Donc du coup, le processus ne marche pas bien comme il faut. J’ai été l’un des premiers acteurs à dénoncer que ça ne va pas marcher, parce que le bourreau ne peut pas demander « viens, on va se réconcilier », sans demander pardon, sans reconnaître les faits. Mais quand même, le processus a été lancé, et ça, ils ont travaillé de 2009 jusqu’en 2012. La commission de vérité dirigée par un prêtre catholique, un archevêque, a fait un travail qu’on n’attendait pas a sorti un rapport. La commission est allée fouiller dans les archives, ils ont enquêté sur les moments graves, les grandes violations des droits de l’homme au Togo, et ils ont mis des noms, des auteurs, sur les crises et sur les violations.
Ce rapport, ils ont remis le 1ᵉʳ volume au chef de l’État, et ils l’ont publié en même temps en ligne le 03 avril 2012. Donc vous pouvez le retrouver aussi en ligne aujourd’hui : si vous tapez Commission vérité réconciliation du Togo rapport final, vous allez voir le 1ᵉʳ volume. C’est un volume de 309 pages. Par contre, le 2ᵉ, 3ᵉ et le 4ᵉ volume, jusqu’à aujourd’hui, ne sont pas publiés. Pourquoi ? Parce qu’il y a des informations dedans qu’on ne veut pas faire sortir, notamment la liste des bourreaux, la liste des victimes, les modes de réparation proposés etc. Des informations trop ‘sensibles’. Bon, sauf que quand on parle de justice traditionnelle, le premier pilier, c’est le droit à la vérité. C’est le droit de savoir. La population doit savoir ce qui s’est passé, qui a fait quoi et pourquoi. Comme dans le cas de l’Afrique du Sud, où avec les audiences publiques c’était clair : les présumés auteurs venaient se confesser. Donc pour le Togo, ce n’était pas le cas. Donc moi, ça m’a intrigué. Je me suis dit, il faut faire un travail sur ce rapport, et pour le grand public.
Donc moi, j’ai pris le temps de le lire en profondeur, de rencontrer des acteurs et tout, et je me suis dit : je vais sortir un livret sur chaque cas de violation que la Commission a documenté et ça deviendrait plus facile pour tout le monde, parce que le gros livre de 309 pages, quand tu le retrouves en ligne, tu te dis : je n’ai pas le temps pour lire ça. Mais quand on te présente un petit livret de 30 pages, 40 pages, avec les éléments, tu te dis, c’est facile, je peux le porter. Et là, l’information passe.
J’ai donc écrit un premier livre, qui parlait d’un événement qu’on appelle ‘l’attaque de la Primature’. Les événements de la Primature, c’était un événement qui s’est passé dans les années 90 après la conférence nationale souveraine, où l’armée avait envoyé des soldats pour attaquer le Premier ministre d’alors, qui était de l’opposition, à son bureau, à la Primature. Et les échanges de tirs ont fait plusieurs morts, et le Premier ministre a été arrêté. Donc c’est un événement important au Togo, ça cristallise les attentions. Mais les jeunes ne le connaissent pas. Je suis allé chercher les informations sur ces événements-là dans le rapport de la CVJR, sortir les commanditaires. Je l’ai envoyé en maison d’édition, et on a sorti le premier exemplaire. Et je l’ai soumise au président de la Commission vérité du Togo pour son appréciation et demandée de le préfacer. Le livre n’est pas encore publié à ce jour.
Le président de la CVJR, m’a dit avoir lui aussi soumise le livre à l’appréciation d’une autorité, et elle lui a conseillé de me dire, de ne pas publier le livre parce que «si tu le publies, tu pourrais être menacé, parce qu’il y a des personnes qui sont cités dans le livre qui sont encore aujourd’hui très forts dans le pays. Ou carrément tu prends un pseudonyme. Si tu veux le publier avec ton nom alors, il faut attendre encore quelques années, pour que ça change vraiment au niveau politique d’abord, ou bien, tu ne publies pas ». Cet exemplaire est toujours dans ma bibliothèque. J’attends le bon moment.
Mais qu’est-ce qu’il faut faire ? Surtout que depuis 2014, le Togo a créé un organe qu’on appelle le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) qui a pour objectif de mettre en œuvre les recommandations de la Commission Vérité et de dérouler le programme de réparation. Or le programme de réparation, c’est tout ce que je viens de citer : c’est la vérité, c’est la justice, c’est la mémoire, c’est la garantie de non-répétition, surtout prendre des initiatives pour que les violations ne se répètent plus dans le futur. Et pour ça, il faut la mémoire, et la mémoire c’est faire connaître notre histoire à notre génération.
Le HCRRUN a commencé l’indemnisation des victimes depuis 2017 et plus de 30 000 victimes identifiées dans le pays ont déjà reçu leur indemnisation financière qui s’élève entre 420 000F Cfa et 2 100 000F Cfa.
Mon livre est une contribution à ce processus en relevant l’aspect mémoriel qui devrait accompagner les indemnisations. La mémoire est le pilier de la justice transitionnelle en ce sens que sans la mémoire, il n’y a ni vérité, ni justice, ni réparation. Ce sont ces éléments-là que j’ai rassemblés pour pouvoir faire ce petit livret, et je me suis dit que ça peut quand même contribuer à alimenter le débat au niveau du Togo. Et je me suis engagé à produire chaque fois des livres appelés ‘carnet de mémoire’ sur cette thématique pour accompagner ce que le gouvernement est en train de faire, qui n’est pas mal, mais qui ne prend pas en compte totalement tous les piliers de la justice transitionnelle, qui doit amener la cohésion sociale et la réconciliation nationale, qui est l’objectif final.
Est-ce qu’il y a une différence entre la procédure que vous avez faite pour le 1ᵉʳ et le 2ᵉ livre ?
Oui, il y a une différence entre les deux projets.
Le premier faisait vraiment un focus sur un événement particulier du Togo, et cet événement-là, tout le monde le connaît au Togo, en tout cas ceux qui sont nés dans les années 60 ou 70. Mais toute la génération de l’année 2000 ne le connaît pas. C’est ça le problème. Donc, les gens ont pensé que si moi je publie ce livre, c’est comme si je voulais ressortir ce qu’on ne veut pas que les gens sachent. Donc c’est pour ça qu’on m’a conseillé de ne pas le publier. Bon, maintenant, le deuxième livre, c’est de façon générale sur le processus, mais aussi pour faire un focus sur la réparation. Comment est-ce qu’on doit faire la réparation dans la justice transitionnelle pour que ça amène à la réconciliation ? Parce que c’est la réparation juste, rationnelle. Ce n’est pas la réparation de la justice classique. Dans la justice classique, on condamne le bourreau, on dit : le bourreau doit payer une amende ou aller en prison, et c’est bon. En justice transitionnelle, ce n’est pas ça. Quand on parle de réparation, ce sont les victimes qui sont mises en avant d’abord, avant qu’on demande au bourreau aussi le pouvoir de payer.
Donc maintenant, comment faut-il mettre les victimes en avant ? Et il y a les victimes directes et les victimes indirectes. Les victimes directes, ce sont celles qui ont subi directement les violations. Les victimes indirectes, ce sont celles qui ont vu, qui ont entendu, qui ont suivi, et qui sont traumatisées. Et ça, c’est encore beaucoup plus grave, parce que les traumatismes, si ça vous poursuit, ce sont des choses que vous n’allez jamais oublier. Ce sont des choses qui font que vous allez même perdre la confiance en vous, et on ne peut pas construire un pays comme cela.
Donc il faut arriver à ce que le bourreau, ou bien le présumé auteur, accepte son tort et demande pardon à l’ensemble de la population. Et si on commémore ces événements, alors ça va permettre à l’ensemble de la population de se dire « ok, là ils ont reconnu qu’ils n’ont pas bien fait. Là on a la garantie qu’on peut encore avancer avec eux ». La confiance peut revenir.
Mais si on ne reconnaît pas ce qu’on a fait, et qu’on appelle seulement la victime pour lui donner de l’argent. C’est comme si on achetait le silence de la victime avec de l’argent. Et c’est ça qui n’est pas bien en justice transitionnelle. Donc il faut tenir compte de la victime directe, qu’on peut indemniser, mais aussi de la victime indirecte. Il y a tout un processus, et c’est important aussi dans la justice transitionnelle qu’on ait la réhabilitation, quand on réhabilite la victime dans l’état où elles étaient avant les traumatismes. Il y a les reconnaissances, il y a les demandes de pardon avant de dire aux gens d’accepter. Imagine que je ne vous demande pas pardon, mais que je vous dise : acceptons, on va se réconcilier. Mais maintenant, pourquoi devrais-je accepter ? Il faut que je dise : oui, je demande pardon pour le fait que j’ai commis, et je reconnais aujourd’hui que ce n’est pas bien.
Est-ce que vous avez vu des comparaisons, des protocoles, et dans lesquels vous pensez que le Togo a fait des choses mieux ? Il y a des choses faites de manière différente dont vous aimeriez parler, par exemple de l’Afrique du Sud ?
C’est une belle question par rapport à cette comparaison. Et actuellement, j’ai un projet pour un autre livre, avec un ami de l’Union Africaine qui travaille, justement, où on veut écrire un livre qui va porter sur les comparaisons qu’on peut avoir dans les différents États qui se sont engagés dans ce processus.
Effectivement, il y a des différences, mais la justice transitionnelle a quelque chose d’extraordinaire : les expériences sont uniques à chaque pays, parce que c’est un processus politique et ça dépend de chaque contexte. Les contextes au Togo sont différents d’autres pays. Donc même quelque chose qui réussit au Burkina Faso ne peut pas forcément réussir au Togo. Et quelque chose qui n’a pas marché au Togo peut réussir au Burkina. Mais il y a quand même des standards qu’il faut respecter. On ne peut pas, par exemple, créer une commission et lancer un processus de justice transitionnelle sans consultation nationale. C’est une décision politique, il faut demander aux citoyens : est-ce que vous voulez aller dans cette direction ? Donc il faut une consultation nationale. À l’époque, seulement, ces consultations ont été faites dans un contexte où personne ne voulait du nouveau président, qui venait de remplacer son père et après des morts avant son arrivée. Beaucoup de personnes n’ont pas participé. Mais ils ont quand même fait une consultation nationale. Comparé à d’autres pays où il n’y a pas eu de consultation nationale, par exemple au Burkina Faso, après la chute de Blaise Compaoré, le processus a été lancé immédiatement par le nouveau président, sans consultation, et ça a eu beaucoup de difficultés. Actuellement, le processus est bloqué.
Au Mali aussi, il n’y a pas eu de consultation nationale, mais le processus a avancé. Par contre, au Togo, il n’y a pas eu lors des audiences publiques des bourreaux qui sont venus témoigner. Or, par exemple, en Afrique du Sud, les bourreaux sont venus témoigner. Donc la commission du Togo n’a pas favorisé cela.
Ils ont dit : nous ne donnons pas d’amnistie à qui que ce soit. Donc des présumés auteurs se disent : quand nous viendrons pour reconnaître les faits que nous avons commis, est-ce qu’on ne va pas nous traduire en justice après ? Et en plus, ce sont les bourreaux qui étaient au pouvoir et qui ont commis les violences, donc ils ne vont pas venir. Donc ce n’est pas un exemple à partager.
Par exemple, au Mali, ils ont élaboré une politique de réparation. Cette politique amène à une loi de réparation. Et la loi a une force, ça s’impose. Alors qu’au Togo, on a un programme de réparation, mais le programme ne s’impose pas, ça ne doit pas être contraignant. On peut le faire ou ne pas le faire, ou le faire à leur manière.
Par exemple, au Togo, ils ont enregistré plusieurs dossiers de victimes, plus de 22,415. Ils ont fait beaucoup d’audiences publiques, même si ces audiences n’ont pas vu la participation des bourreaux. Il y a eu plus de 500 témoignages. Contrairement au Mali, où les audiences publiques ont réuni juste une trentaine de victimes, parce que la crise continue et les victimes ont peur de témoigner.
Ces comparaisons montrent donc qu’il y a des choses qui sont bien ici et d’autres qui sont moins bien ailleurs. Mais, de façon générale, la justice transitionnelle n’est pas un processus « copier-coller ». Chaque contexte doit être étudié pour voir ce qu’il faut utiliser. Il faut aussi utiliser les mécanismes endogènes de réconciliation. Dans nos communautés africaines, quand il y a un conflit, il y a toujours des manières traditionnelles de résoudre ces conflits. La justice transitionnelle doit intégrer ces mécanismes. Les mécanismes institutionnels formels seuls ne marchent pas toujours.
Au Rwanda, par exemple, il a fallu le Gacaca pour que les victimes puissent écouter les bourreaux et qu’une réconciliation réelle puisse se faire. Sinon, ça n’aurait pas marché, parce qu’il n’y avait pas assez de tribunaux, et pourtant des centaines de milliers de victimes.
Qu’est-ce que vous avez comme mécanisme endogène au Togo ?
Au Togo, c’est un travail qui est en train d’être fait actuellement, parce qu’on n’a pas justement mis l’accent sur les mécanismes endogènes. C’est actuellement avec le volet mémoriel qui est en train d’être entamé que des recherches là sont en train d’être fait pour qu’au niveau de chaque communauté, on voit comment est-ce qu’il faut réconcilier bourreau et victime. Ces mécanismes permettent aussi de faire des réparations communautaires. Parce qu’en justice transitionnelle il n’y a pas de réparation individuelle seulement, parce que des fois c’est toute une communauté qui a été violentée. Pour savoir comment réparer la communauté, il faut consulter les membres : comment décidez-vous de ce qui est bien pour votre ; ? Là, ce sont les communautés qui doivent parler et après dire : « nous, nous voulons tel projet comme réparation communautaire ». Par exemple, une communauté du nord a dit : nous voulons un centre de santé, parce que les femmes enceintes doivent parcourir 20 km pour accoucher. D’autres ont dit : notre problème, c’est l’eau, nous avons besoin d’une source d’eau potable. Après avoir échangé, laissé les communautés décider, la commission va transformer leurs décisions en projets, mobiliser les ressources et les mettre en œuvre. Donc c’est important d’identifier les mécanismes endogènes et au niveau de Togo il y a travail à faire vraiment sur ceci.
Comment avez-vous financé ce projet ?
Ce projet a été financé personnellement. Aucune subvention externe n’a été mobilisée pour le projet de rédaction et de publication.
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