On September 16 2025, the UN Human Rights Council held an urgent debate to discuss the recent military aggression launched by Israel against Qatar on 9 September 2025. The International Association of Democratic Lawyers – represented by Micòl Savia, IADL Secretary-General and permanent representative to the United Nations in Geneva – intervened in the debate denouncing Israeli assassination policy and calling on the Council to take appropriate actions. 

Watch Micòl Savia’s intervention: 

Here is the transcript of the intervention: PDF

Below is IADL’s full statement, which could not be delivered in its complete form due to the limited time allowed for NGO statements at the General Debate:

The International Association of Democratic Lawyers (IADL) strongly condemns Israel’s attempt to assassinate the leadership of Hamas, the Palestinian Islamic Resistance Movement, while they convened in Doha, Qatar, on September 9, to discuss a ‘new ceasefire proposal’ presented by the United States. We further condemn the Israeli aggression against Qatar and the violation of its sovereignty and territorial integrity.

The cowardly attack resulted in the unlawful killing of the son of chief negotiator Khalil Al-Hayya, his office director, three bodyguards, and a Qatari corporal. Several civilians and Qatari internal security forces were also injured in the strike.

It is not the first time that Israel has targeted Hamas’ peace negotiators. On 31 July 2024, Hamas Political Bureau chair and chief negotiator, Ismail Haniyeh, was assassinated together with his bodyguard in Tehran, Iran, where he was invited to attend the inauguration ceremony for Iranian president Masoud Pezeshkian.

Israel has a long history of political assassinations on foreign soil, which have included terrorist attacks in multiple European capitals. Most recently, Israel targeted resistance leaders and political opponents in Lebanon, Syria, Iran, Palestine, Yemen, Iraq, and Tunisia, by attacking these sovereign countries with airstrikes and drones, killing and injuring many. On 27 September 2024, Israel assassinated Sayyed Hassan Nasrallah, Secretary-General of Hezbollah, in Lebanon, dropping more than 80 bombs and killing at least 33 and wounding over 200. On 28 August 2025, Israel struck Sanaa, Yemen, with at least 12 airstrikes, killing Prime Minister Ahmed al-Rahwi and 11 senior officials, including the ministers of foreign affairs, justice, agriculture and information. 

These blatant violations of international law are the direct result of the impunity granted to Israel by its western allies over the last eight decades.

A few hours after the Doha attack, wanted war criminal Benjamin Netanyahu proudly claimed responsibility for the attack, speaking at an event at the US embassy in Jerusalem. In a statement, the Israeli military stated that “the IDF and the Shin Bet” conducted the series of airstrikes. According to available information, 15 Israeli fighter jets launched 10 missiles in the aggression, which required mid-air refueling. These fighter jets included at least 8 US-made F-15 aircraft and 4 US-made F-35 aircraft. 

These circumstances raise several urgent questions that demand answers: 

    • Did any other country facilitate or cooperate in carrying out the attack? 
    • Who had prior knowledge of the operation and failed to stop it? 
    • Which airspace did the fighter jets traverse to reach their target? 
    • Why did the US military base in Qatar not activate its defense systems? 
    • Are media reports about intense flights over Qatar by UK and US military aircraft true? If so, what were those aircraft doing at the time of the attack? 
    • Finally, when the US presented its ‘new ceasefire proposal’, was it already aware of Israel’s planned operation? 

The Human Rights Council must call upon the Security Council to thoroughly investigate the Doha attack and to take all necessary measures under Chapter 7 of the UN Charter to restore international peace and security. If the Security Council fails to fulfill its responsibilities, the General Assembly must take the lead according to resolution 377 (Uniting for Peace).

The Human Rights Council must also take all necessary measures to protect the Hamas negotiating delegation and the mediators working to put an end to the ongoing genocide and ethnic cleansing of Gaza.

The Human Rights Council must also unequivocally reaffirm the right of the Palestinian people to resist colonial domination, apartheid and foreign occupation by all legitimate means, including armed struggle. Member states must render, among other things, all moral and material assistance  to the Palestinian people in their struggle to exercise their rights to self-determination and independence.

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FR

Déclaration de l’AIJD au Conseil des droits de l’homme de l’ONU dénonçant la politique israélienne d’assassinats et l’attaque contre le Qatar

Le 16 septembre 2025, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a tenu un débat urgent pour discuter de l’agression militaire lancée par Israël contre le Qatar le 9 septembre 2025. L’Association internationale des juristes démocrates (AIJD) – représentée par Micòl Savia, secrétaire générale et représentante permanente de l’AIJD auprès des Nations Unies à Genève – est intervenue au cours du débat pour dénoncer la politique israélienne d’assassinats et appeler le Conseil à prendre des mesures appropriées.

Regardez l’intervention de Micòl Savia :


Voici la transcription de l’intervention : PDF

Vous trouverez ci-dessous la déclaration complète de l’AIJD, qui n’a pas pu être présentée dans son intégralité en raison du temps limité accordé aux ONG lors du débat général :

L’Association internationale des juristes démocrates (AIJD) condamne fermement la tentative d’Israël d’assassiner la direction du Hamas, le Mouvement palestinien de résistance islamique, alors qu’elle se réunissait à Doha, au Qatar, le 9 septembre, pour discuter d’une « nouvelle proposition de cessez-le-feu » présentée par les États-Unis. Nous condamnons également l’agression israélienne contre le Qatar et la violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

Cette attaque lâche a entraîné l’assassinat illégal du fils du négociateur en chef Khalil Al-Hayya, de son directeur de cabinet, de trois gardes du corps et d’un caporal qatari. Plusieurs civils et membres des forces de sécurité intérieure du Qatar ont également été blessés lors de la frappe.

Ce n’est pas la première fois qu’Israël cible les négociateurs de paix du Hamas. Le 31 juillet 2024, le président du bureau politique du Hamas et négociateur en chef, Ismaïl Haniyeh, a été assassiné avec son garde du corps à Téhéran, en Iran, où il avait été invité à assister à la cérémonie d’investiture du président iranien Massoud Pezeshkian.

Israël a une longue histoire d’assassinats politiques à l’étranger, y compris des attentats terroristes dans plusieurs capitales européennes. Plus récemment, Israël a visé des dirigeants de la résistance et des opposants politiques au Liban, en Syrie, en Iran, en Palestine, au Yémen, en Irak et en Tunisie, en attaquant ces pays souverains par des frappes aériennes et des drones, tuant et blessant de nombreuses personnes. Le 27 septembre 2024, Israël a assassiné Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, au Liban, en larguant plus de 80 bombes et en tuant au moins 33 personnes et en blessant plus de 200 autres. Le 28 août 2025, Israël a frappé Sanaa, au Yémen, avec au moins 12 frappes aériennes, tuant le Premier ministre Ahmed al-Rahwi et 11 hauts responsables, dont les ministres des affaires étrangères, de la justice, de l’agriculture et de l’information.

Ces violations flagrantes du droit international sont la conséquence directe de l’impunité accordée à Israël par ses alliés occidentaux depuis plus de huit décennies.

Quelques heures après l’attaque de Doha, le criminel de guerre recherché Benjamin Netanyahou a revendiqué fièrement la responsabilité de l’attaque, lors d’un événement à l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. Dans une déclaration, l’armée israélienne a affirmé que « les FDI et le Shin Bet » avaient mené la série de frappes aériennes. Selon les informations disponibles, 15 avions de chasse israéliens ont lancé 10 missiles lors de l’agression, nécessitant un ravitaillement en vol. Ces avions comprenaient au moins 8 F-15 et 4 F-35 fabriqués aux États-Unis.

Ces circonstances soulèvent plusieurs questions urgentes qui exigent des réponses :
Un autre pays a-t-il facilité ou coopéré à la réalisation de cette attaque ?
Qui avait connaissance préalable de l’opération et n’a rien fait pour l’arrêter ?
Quel espace aérien les avions de chasse israeliens ont-ils traversé pour atteindre leur cible ?
Pourquoi la base militaire américaine au Qatar n’a-t-elle pas activé ses systèmes de défense ?
Les rapports des médias sur des vols intenses au-dessus du Qatar par des avions militaires britanniques et américains sont-ils exacts ? Si oui, que faisaient ces avions au moment de l’attaque ?
Enfin, lorsque les États-Unis ont présenté leur « nouvelle proposition de cessez-le-feu », étaient-ils déjà au courant de l’opération israélienne planifiée ?

Le Conseil des droits de l’homme doit demander au Conseil de sécurité d’enquêter minutieusement sur l’attaque de Doha et de prendre toutes les mesures nécessaires en vertu du Chapitre 7 de la Charte des Nations unies pour rétablir la paix et la sécurité internationales. Si le Conseil de sécurité échoue à assumer ses responsabilités, l’Assemblée générale doit prendre l’initiative conformément à la résolution 377 (Union pour le maintien de la paix).

Le Conseil des droits de l’homme doit également prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la délégation de négociation du Hamas et les médiateurs qui travaillent à mettre fin au génocide et au nettoyage ethnique en cours à Gaza.

Le Conseil des droits de l’homme doit en outre réaffirmer sans équivoque le droit du peuple palestinien à résister à la domination coloniale, à l’apartheid et à l’occupation étrangère par tous les moyens légitimes, y compris la lutte armée. Les États membres doivent fournir, entre autres, toute l’assistance morale et matérielle au peuple palestinien dans sa lutte pour exercer ses droits à l’autodétermination et à l’indépendance.

ES

Declaración de la AIJD ante el Consejo de Derechos Humanos de la ONU denunciando la política israelí de asesinatos y el ataque contra Qatar

El 16 de septiembre de 2025, el Consejo de Derechos Humanos de la ONU celebró un debate urgente para discutir la agresión militar lanzada por Israel contra Qatar el 9 de septiembre de 2025. La Asociación Internacional de Juristas Demócratas (AIJD) – representada por Micòl Savia, secretaria general y representante permanente de la AIJD ante las Naciones Unidas en Ginebra – intervino en el debate denunciando la política israelí de asesinatos y llamando al Consejo a tomar medidas apropiadas.

Vea la intervención de Micòl Savia:


Aquí la transcripción de la intervención: PDF

A continuación se presenta la declaración completa de la AIJD, que no pudo ser presentada en su totalidad debido al tiempo limitado asignado a las ONG en el debate general:

La Asociación Internacional de Juristas Demócratas (AIJD) condena enérgicamente el intento de Israel de asesinar a la dirección de Hamás, el Movimiento de Resistencia Islámica Palestina, mientras se reunía en Doha, Qatar, el 9 de septiembre, para discutir una «nueva propuesta de alto el fuego» presentada por Estados Unidos. Asimismo, condenamos la agresión israelí contra Qatar y la violación de su soberanía e integridad territorial.

El cobarde ataque resultó en el asesinato ilegal del hijo del principal negociador Jalil Al-Hayya, de su director de oficina, de tres guardaespaldas y de un cabo catarí. Varios civiles y miembros de las fuerzas de seguridad interna de Qatar también resultaron heridos en el ataque.

No es la primera vez que Israel ataca a los negociadores de paz de Hamás. El 31 de julio de 2024, el presidente del Buró Político de Hamás y principal negociador, Ismail Haniyeh, fue asesinado junto con su guardaespaldas en Teherán, Irán, donde había sido invitado a asistir a la ceremonia de investidura del presidente iraní Masoud Pezeshkian.

Israel tiene una larga historia de asesinatos políticos en territorio extranjero, que han incluido atentados terroristas en múltiples capitales europeas. Más recientemente, Israel ha atacado a líderes de la resistencia y opositores políticos en Líbano, Siria, Irán, Palestina, Yemen, Irak y Túnez, agrediendo a estos países soberanos con bombardeos aéreos y drones, causando muertos y heridos. El 27 de septiembre de 2024, Israel asesinó a Sayyed Hassan Nasrallah, secretario general de Hezbolá, en Líbano, arrojando más de 80 bombas y matando al menos a 33 personas y dejando más de 200 heridos. El 28 de agosto de 2025, Israel bombardeó Saná, Yemen, con al menos 12 ataques aéreos, asesinando al primer ministro Ahmed al-Rahwi y a 11 altos funcionarios, incluidos los ministros de asuntos exteriores, justicia, agricultura e información.

Estas flagrantes violaciones del derecho internacional son el resultado directo de la impunidad otorgada a Israel por sus aliados occidentales durante las últimas ocho décadas.

Pocas horas después del ataque de Doha, el criminal de guerra en búsqueda y captura Benjamín Netanyahu reivindicó orgullosamente la responsabilidad del ataque, hablando en un acto en la embajada de Estados Unidos en Jerusalén. En una declaración, el ejército israelí afirmó que «las FDI y el Shin Bet» llevaron a cabo la serie de bombardeos. Según la información disponible, 15 aviones de combate israelíes lanzaron 10 misiles en la agresión, lo que requirió reabastecimiento en vuelo. Estos aviones incluían al menos 8 F-15 y 4 F-35 de fabricación estadounidense.

Estas circunstancias plantean varias preguntas urgentes que exigen respuestas:
¿Algún otro país facilitó o cooperó en la realización del ataque?
¿Quién tenía conocimiento previo de la operación y no hizo nada para detenerla?
¿Qué espacio aéreo atravesaron los aviones de combate para alcanzar su objetivo?
¿Por qué la base militar estadounidense en Qatar no activó sus sistemas de defensa?
¿Son ciertos los informes de los medios sobre vuelos intensos sobre Qatar de aeronaves militares británicas y estadounidenses? En caso afirmativo, ¿qué hacían esos aviones en el momento del ataque?
Por último, cuando Estados Unidos presentó su «nueva propuesta de alto el fuego», ¿ya estaba al tanto de la operación planificada por Israel?

El Consejo de Derechos Humanos debe instar al Consejo de Seguridad a investigar a fondo el ataque de Doha y a adoptar todas las medidas necesarias en virtud del Capítulo 7 de la Carta de la ONU para restablecer la paz y la seguridad internacionales. Si el Consejo de Seguridad no cumple con sus responsabilidades, la Asamblea General debe asumir el liderazgo conforme a la resolución 377 (Unión pro Paz).

El Consejo de Derechos Humanos debe también tomar todas las medidas necesarias para proteger a la delegación negociadora de Hamás y a los mediadores que trabajan para poner fin al genocidio y a la limpieza étnica en curso en Gaza.

El Consejo de Derechos Humanos debe además reafirmar inequívocamente el derecho del pueblo palestino a resistir la dominación colonial, el apartheid y la ocupación extranjera por todos los medios legítimos, incluida la lucha armada. Los Estados miembros deben prestar, entre otras cosas, toda la asistencia moral y material al pueblo palestino en su lucha por ejercer su derecho a la autodeterminación y la independencia.

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