Intervention de D. Marie NASSIF-DEBS

 

The following article was published in the April 2022 special issue of the International Review of Contemporary Law, the journal of the IADL.

De la Résistance française contre le nazisme et le fascisme à la Résistance libanaise contre le sionisme, en passant par un appui inconditionnel à des femmes et des hommes qui luttaient pour la liberté de l’humanité. Ainsi se résument la vie et l’œuvre de Monique et Roland Weyl.

Ils étaient toujours là où il fallait être, quand il le fallait, pour défendre une juste Cause, ou, encore, pour sauver des personnes opprimées.

Leur vie? “Une robe pour un combat”, comme l’a si bien résumé Roland dans un de ses livres et comme leur œuvre croisée, leurs nombreux livres et articles, le résume si bien, elle aussi.

Je les ai connus dans la lutte pour la libération de mon pays, le Liban occupé en 1982 à la suite d’une agression qui avait pour double but d’imposer à notre peuple la soumission aux diktats du fascisme libanais, allié à l’entité israélienne et, en même temps, d’éradiquer la Résistance des deux peuples palestinien et libanais. Ils avaient répondu « Présents » à notre appel pour défendre et libérer nos Résistants détenus dans les geôles israéliennes, payant de leur personne et aussi de leur argent pour les visiter et tenter de les sauver. Ainsi était leur vie. Un tandem de militants qui donnaient de leur personne pour sauver d’autres militants.

Je me rappelle, comme si c’était hier, des deux visites qu’ils firent à Beyrouth et des soirées passées en discussions sur les moyens que nous devions employer pour alerter l’opinion internationale sur les violations par Israël des Accords de Genève concernant le droit à la résistance des peuples occupés… Monique était à l’avant-scène, mais Roland n’était jamais loin, prodiguant ses conseils précieux et donnant son avis sur les voies à suivre.

Je revois encore Monique durant les rencontres avec les familles des détenus, essayant de conforter les mères qui l’exhortaient à défendre leurs enfants. Je nous revois toutes les deux, le soir, esquintées mais satisfaites du devoir accompli.

Chers Monique et Roland, Je crois que je ne pourrai jamais, que nous ne pourrons jamais vous rendre une partie de ce que nous vous devons. Cependant, je tiens à vous dire ce que vous savez déjà: Vous êtes pour nous, pour moi en particulier, une des sources d’inspiration dans la lutte que nous continuons à mener pour sauver notre pays et libérer nos territoires toujours occupés.

Nous ne cesserons jamais de vous aimer. Vous serez toujours présents dans nos cœurs. Merci d’avoir été nos amis, nos camarades. Et, merci à l’AIJD de nous avoir réunis pour vous dire, par-delà la mort, combien nous vous aimons.

D. Marie Nassif-Debs
Coordinatrice du Forum de la Gauche arabe
Ex Secrétaire générale adjointe du PCL

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