PHILIPPINES—September 21 marks the grim anniversary of the declaration of martial law in the Philippines by the dictator Marcos Sr.

On this day, more than a hundred thousand Filipinos across the nation took to the streets once more to not only commemorate past tyranny but also to denounce the continuing corruption and impunity under the current Marcos Jr. administration.

These massive mobilizations underscore the decades-deep frustrations of ordinary Filipinos who continue to suffer from underdevelopment. The straw that broke the proverbial camel’s back? The revelation of multiple flood control projects across several administrations whose billions of funds have been lost to patronage politics.

This exposition, along with every flash flood and climate disaster that needlessly cost lives, prompts more and more Filipinos to draw the clear connection between plunder and their daily vulnerability. The people deserve better and are rightfully demanding justice and redress.

Going back to September 21, a large contingent of thousands of protesters reached the gates of the presidential palace. When some of the ordinary people vented their pent-up rage, they were met with brutal dispersals by the huge armed state machinery, leaving scores arrested, over a hundred injured, and at least one reportedly dead.

When the dust settled, this much had been confirmed: the Marcos Jr. government would sooner repress the victims of corruption for their anger rather than bring the suspects to justice. Those arrested including minors are being deprived their right to counsel.

The Philippines is not alone in this moment. In different parts of the globe, peoples’ movements are rising against corrupt, authoritarian, and profit-driven systems of governance. The September 21 actions in the Philippines are part of this global surge of resistance, a testament to the universal demand for justice, accountability, and people-centered governance.

In all these struggles, the International Association of Democratic Lawyers (IADL) upholds the fundamental principle of the people’s right to resist. When communities rise in anger, when workers, farmers, youth, women, Indigenous peoples, artists, religious workers, celebrities, lawyers and professionals flood the streets to demand change, they are exercising a right enshrined in the most basic notions of democracy and justice.

The people’s rage is justified, and it is well within their rights to resist, fight back, and militantly claim their futures. International law, human rights principles, and the long traditions of people’s struggles affirm that the oppressed have the right to challenge their oppressors.

Endemic corruption is only the tip of the iceberg. These protests are not simply about missing funds or unfinished projects. They are about decades of structural violence: economic policies that privilege profit over people, elite rule that is built on the suffering of the majority, fascistic governance that silences dissent, and imperialist plunder that siphons economies, resources, and people dry.

These rallies simply reflect a broader reckoning with systems that have stolen lives and futures, and they embody the determination of people to dismantle such systems and reclaim what’s theirs.

The IADL expresses its unwavering solidarity with the Filipino people in their just struggles. We call on all peace-loving peoples of the world, especially members of the legal profession, to stand with these movements. Lawyers and legal practitioners must place their knowledge and skills at the service of the people.

Most importantly, our fight must go beyond exposing corruption and nepotism. We should all direct our efforts at dismantling the very systems that breed them—imperialism, neoliberalism, and all forms of exploitation against the people. To this end, let us use the law to defend the people’s rights and advance their struggles. #

FR

PHILIPPINES — Le 21 septembre marque le sombre anniversaire de la déclaration de la loi martiale aux Philippines par le dictateur Marcos père.

En ce jour, plus de cent mille Philippins à travers le pays sont de nouveau descendus dans la rue, non seulement pour commémorer la tyrannie passée, mais aussi pour dénoncer la corruption et l’impunité persistantes sous l’actuelle administration Marcos fils.

Ces mobilisations massives soulignent les frustrations accumulées depuis des décennies parmi les Philippins ordinaires qui continuent de souffrir du sous-développement. La goutte qui a fait déborder le vase ? La révélation de multiples projets de contrôle des inondations sous plusieurs administrations, dont les milliards de fonds ont été perdus au profit d’une politique de clientélisme.

Cette mise à nu, conjuguée à chaque inondation soudaine et catastrophe climatique ayant inutilement coûté des vies, amène de plus en plus de Philippins à établir le lien évident entre le pillage et leur vulnérabilité quotidienne. Le peuple mérite mieux et réclame à juste titre justice et réparation.

Revenant au 21 septembre, un important contingent de milliers de manifestants a atteint les grilles du palais présidentiel. Lorsque certains citoyens ordinaires ont exprimé leur rage accumulée, ils ont été confrontés à des dispersions brutales menées par l’énorme appareil répressif de l’État, laissant des dizaines de personnes arrêtées, plus d’une centaine de blessés et au moins une personne signalée morte.

Lorsque la poussière est retombée, une chose était claire : le gouvernement Marcos fils préfère réprimer les victimes de la corruption pour leur colère plutôt que de traduire les suspects en justice. Les personnes arrêtées, y compris des mineurs, se voient refuser leur droit à un avocat.

Les Philippines ne sont pas seules en ce moment. Dans différentes parties du monde, des mouvements populaires s’élèvent contre des systèmes de gouvernance corrompus, autoritaires et guidés par le profit. Les actions du 21 septembre aux Philippines font partie de cette vague mondiale de résistance, un témoignage de la revendication universelle pour la justice, la responsabilité et une gouvernance centrée sur le peuple.

Dans toutes ces luttes, l’Association Internationale des Juristes Démocrates (AIJD) défend le principe fondamental du droit des peuples à résister. Lorsque les communautés s’élèvent dans la colère, lorsque les travailleurs, les paysans, les jeunes, les femmes, les peuples autochtones, les artistes, les acteurs religieux, les célébrités, les avocats et les professionnels envahissent les rues pour exiger le changement, ils exercent un droit inscrit dans les notions les plus élémentaires de démocratie et de justice.

La colère du peuple est justifiée, et il est pleinement dans ses droits de résister, de lutter et de revendiquer avec force son avenir. Le droit international, les principes des droits humains et les longues traditions des luttes populaires affirment que les opprimés ont le droit de défier leurs oppresseurs.

La corruption endémique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ces protestations ne concernent pas simplement des fonds disparus ou des projets inachevés. Elles portent sur des décennies de violence structurelle : des politiques économiques privilégiant le profit au détriment du peuple, une domination élitiste bâtie sur la souffrance de la majorité, une gouvernance fascisante qui réduit au silence toute dissidence, et un pillage impérialiste qui assèche les économies, les ressources et les vies humaines.

Ces manifestations traduisent une remise en cause plus large des systèmes qui ont volé des vies et des avenirs, et elles incarnent la détermination du peuple à démanteler de tels systèmes et à reprendre ce qui lui appartient.

L’AIJD exprime sa solidarité indéfectible avec le peuple philippin dans ses justes luttes. Nous appelons tous les peuples épris de paix dans le monde, en particulier les membres de la profession juridique, à se tenir aux côtés de ces mouvements. Les avocats et praticiens du droit doivent mettre leurs connaissances et compétences au service du peuple.

Plus important encore, notre combat doit aller au-delà de la simple dénonciation de la corruption et du népotisme. Nous devons tous concentrer nos efforts sur le démantèlement même des systèmes qui les engendrent : l’impérialisme, le néolibéralisme et toutes les formes d’exploitation contre les peuples. À cette fin, utilisons le droit pour défendre les droits du peuple et faire avancer ses luttes.

ES

FILIPINAS — El 21 de septiembre marca el sombrío aniversario de la declaración de la ley marcial en Filipinas por el dictador Marcos padre.

En este día, más de cien mil filipinos en todo el país volvieron a salir a las calles, no solo para conmemorar la tiranía pasada, sino también para denunciar la corrupción y la impunidad persistentes bajo la actual administración de Marcos hijo.

Estas movilizaciones masivas subrayan las frustraciones acumuladas durante décadas por los filipinos comunes que continúan sufriendo el subdesarrollo. ¿La gota que colmó el vaso? La revelación de múltiples proyectos de control de inundaciones bajo varias administraciones, cuyos miles de millones de fondos se han perdido en la política clientelista.

Esta exposición, junto con cada inundación repentina y desastre climático que innecesariamente ha costado vidas, lleva a más y más filipinos a establecer la conexión clara entre el saqueo y su vulnerabilidad cotidiana. El pueblo merece algo mejor y exige con todo derecho justicia y reparación.

Volviendo al 21 de septiembre, un gran contingente de miles de manifestantes llegó a las puertas del palacio presidencial. Cuando algunas personas del pueblo expresaron su rabia contenida, se encontraron con brutales dispersos llevados a cabo por el enorme aparato represivo del Estado, dejando decenas de arrestados, más de un centenar de heridos y al menos una persona reportada muerta.

Cuando se asentó el polvo, quedó confirmado lo siguiente: el gobierno de Marcos hijo prefiere reprimir a las víctimas de la corrupción por su indignación antes que llevar a los sospechosos ante la justicia. Las personas detenidas, incluidos menores, están siendo privadas de su derecho a la asistencia letrada.

Filipinas no está sola en este momento. En distintas partes del mundo, los movimientos populares se levantan contra sistemas de gobierno corruptos, autoritarios y guiados por el lucro. Las acciones del 21 de septiembre en Filipinas forman parte de esta oleada mundial de resistencia, un testimonio de la demanda universal de justicia, rendición de cuentas y gobernanza centrada en los pueblos.

En todas estas luchas, la Asociación Internacional de Juristas Demócratas (AIJD) sostiene el principio fundamental del derecho de los pueblos a resistir. Cuando las comunidades se levantan con rabia, cuando trabajadores, campesinos, jóvenes, mujeres, pueblos indígenas, artistas, trabajadores religiosos, celebridades, abogados y profesionales inundan las calles para exigir un cambio, están ejerciendo un derecho consagrado en las nociones más básicas de democracia y justicia.

La indignación del pueblo está justificada, y se encuentra plenamente en su derecho de resistir, luchar y reclamar con firmeza su futuro. El derecho internacional, los principios de derechos humanos y las largas tradiciones de las luchas populares afirman que los oprimidos tienen el derecho de desafiar a sus opresores.

La corrupción endémica es solo la punta del iceberg. Estas protestas no se refieren simplemente a fondos desaparecidos o proyectos inconclusos. Se trata de décadas de violencia estructural: políticas económicas que privilegian la ganancia por encima del pueblo, un dominio elitista construido sobre el sufrimiento de la mayoría, una gobernanza fascistizante que silencia la disidencia, y un saqueo imperialista que agota economías, recursos y vidas humanas.

Estas manifestaciones reflejan una confrontación más amplia con sistemas que han robado vidas y futuros, y encarnan la determinación del pueblo de desmantelar tales sistemas y recuperar lo que le pertenece.

La AIJD expresa su solidaridad inquebrantable con el pueblo filipino en sus justas luchas. Llamamos a todos los pueblos amantes de la paz del mundo, especialmente a los miembros de la profesión jurídica, a apoyar estos movimientos. Los abogados y profesionales del derecho deben poner sus conocimientos y habilidades al servicio del pueblo.

Más importante aún, nuestra lucha debe ir más allá de la mera denuncia de la corrupción y el nepotismo. Debemos dirigir todos nuestros esfuerzos al desmantelamiento de los propios sistemas que los engendran: el imperialismo, el neoliberalismo y todas las formas de explotación contra los pueblos. Con este fin, utilicemos el derecho para defender los derechos del pueblo y hacer avanzar sus luchas.

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